Carto 2027

Méthodologie

D’où viennent les réponses

Les 100 questions et les 2 400 positions affichées ici ne sont pas le travail de Carto 2027. Elles proviennent intégralement de MonVote2027, un questionnaire citoyen indépendant qui les met à disposition sous licence ouverte, et sont reprises sans retouche : aucun libellé n’a été réécrit, aucune note n’a été modifiée.

Les candidats n’ont pas rempli ce questionnaire eux-mêmes. C’est la rédaction de MonVote2027 qui a attribué à chacun une position de −2 à +2 sur chaque question, à partir des programmes officiels, des votes parlementaires, des interviews et des déclarations publiques. Chaque positionnement est justifié question par question sur la page du candidat concerné, chez la source. Une position ainsi déduite reste une lecture : elle peut être contestée, et c’est à MonVote2027 qu’il faut la contester — leur méthodologie prévoit une correction en cas d’erreur signalée.

Conséquence directe sur la carte : les 24 candidats ont tous une position sur les 100 questions, sans aucune abstention. Le mécanisme qui écarte les paires trop peu renseignées ne se déclenche donc jamais en l’état, et les distances portent toujours sur l’intégralité des questions sélectionnées. Ce que la carte mesure, c’est la proximité entre des positions reconstituées par un tiers, pas entre des réponses signées par les candidats.

Les données ont été récupérées le 7 septembre 2026. La liste des candidats déclarés évolue : elle reflète l’état du questionnaire source à cette date, et non une liste officielle de candidatures, qui n’existera qu’après le dépôt des parrainages.

L’échelle

Chaque position est notée de −2 (tout à fait opposé) à +2 (tout à fait favorable), 0 valant « neutre ou sans position ». Une question à laquelle un candidat n’a pas répondu reste vide : elle est écartée du calcul pour les paires concernées plutôt que comptée comme un 0, qui vaudrait accord tacite.

La mesure de proximité

Trois mesures sont proposées, et elles ne donnent pas la même carte. L’écart moyen traite tous les désaccords à poids égal. L’euclidienne surpondère les oppositions frontales : deux candidats qui s’opposent violemment sur trois sujets paraîtront plus éloignés qu’avec la première. La corrélation compare la forme des profils après centrage : un candidat systématiquement plus tranché qu’un autre, mais dans le même sens, lui apparaît proche.

Aucune n’est neutre, et c’est pourquoi le sélecteur est visible plutôt que caché dans le code. Une paire dont moins de trois questions sont renseignées des deux côtés n’est pas affichée : mieux vaut un blanc qu’un chiffre qui ne repose sur rien.

Le placement sur la carte

Les positions ne sont pas décoratives. Elles sont calculées par positionnement multidimensionnel (MDS classique) : l’algorithme cherche les coordonnées dont les distances à l’écran approchent au mieux les distances réelles. Un moteur de forces intervient ensuite uniquement pour éviter que deux étiquettes ne se superposent. Entre deux sélections, la carte est réalignée par rotation sur la précédente, pour qu’elle se déforme au lieu de se réorganiser au hasard.

Une projection en deux dimensions perd nécessairement de l’information : deux candidats peuvent paraître voisins à l’écran tout en étant éloignés sur une dimension que le plan n’a pas pu représenter. Le tableau des distances donne les valeurs exactes.

Pourquoi aucune couleur par candidat

Attribuer une teinte à chaque candidat reviendrait à suggérer des familles politiques que la carte n’a pas mesurées. L’identité passe donc par le nom, écrit à côté de chaque point ; la couleur ne code qu’une chose, la proximité, par l’épaisseur et l’intensité des traits.

Code ouvert

Le calcul des distances et la projection tiennent dans deux fichiers lisibles, lib/distance.ts et lib/mds.ts. Tout le traitement se fait dans votre navigateur : aucune donnée de navigation n’est envoyée à un serveur.